Après Ormuz, coup de chaud sur le détroit de Malacca, axe stratégique du commerce mondial

Un porte-conteneurs entre dans le détroit de Singapour en direction du détroit de Malacca, à Johor, en Malaisie, le 12 novembre 2016.
Un porte-conteneurs entre dans le détroit de Singapour en direction du détroit de Malacca, à Johor, en Malaisie, le 12 novembre 2016.REUTERS – Reuters Staff

Le détroit de Malacca, passage maritime entre la Thaïlande, la Malaisie, Singapour et l’Indonésie, concentre de vifs débats en Asie cette semaine. C’est par ce détroit que transite 22% du commerce mondial, dont une large part du gaz et du pétrole alimentant les économies chinoise, sud-coréenne ou japonaise. Il constitue aussi la route la plus courte pour relier l’Asie au Moyen-Orient et à l’Europe.

Peu profond dans certaines zones, son point le plus étroit, proche de Singapour, ne mesure que 2,7 kilomètres, contre 53 kilomètres pour le détroit d’Ormuz. Ces caractéristiques physiques augmentent les risques de congestion, de collisions ou de marées noires.

Un passage stratégique et vulnérable

Ce passage est à la fois facile à bloquer et à contrôler. Il est vital pour l’économie chinoise, car les trois quarts de ses importations de pétrole brut y transitent. Pékin s’attelle depuis plus de 20 ans à limiter les conséquences d’une éventuelle fermeture du détroit de Malacca.

En évoquant publiquement la possibilité d’un péage, mercredi 22 avril, le ministre des Finances indonésien a suscité une levée de boucliers, avant de faire marche arrière. Jakarta a réaffirmé, vendredi 24 avril, la garantie d’une liberté d’accès au détroit.

De son côté, le gouvernement thaïlandais a annoncé vouloir faire avancer son projet de « pont terrestre », une liaison logistique entre les océans Indien et Pacifique, afin d’éviter le détroit de Malacca.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *