En France, sur 577 députés, ils sont environ 90 à vouloir enfiler l’écharpe de maire, soit 15% des effectifs. Ils étaient 10% lors des dernières élections municipales de 2020.
Xavier Roseren du parti Horizons est candidat à Chamonix : « L’ambiance actuelle, avec pas de majorité à l’Assemblée nationale, peut peut-être un peu plus que les autres fois dissuader certains parce qu’aujourd’hui, on sent bien qu’on a des difficultés à faire avancer les choses. »
Alors Xavier Roseren l’assure, il ne fuit pas l’assemblée, mais aime simplement sa ville. Le député Modem Philippe Vigier qui courtise la mairie de Châteaudun ne dit pas mieux : « J’avais indiqué dès 2022 que ce serait mon dernier mandat. Il faut savoir transmettre, transmettre le flambeau aux nouvelles générations. Et là, je ne pouvais me dérober parce que le sud du département ne va pas bien, parce que la ville chef-lieu ne va pas bien. »
Un regain d’intérêt pour le mandat de maire
Ce regain d’intérêt pour le mandat de maire peut s’expliquer aussi par son côté très concret. L’insoumis François Piquemal ambitionne de conquérir Toulouse : « Par une politique municipale volontariste. On peut aussi faire des choses, encadrer les loyers, mettre la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, créer des centres de santé municipaux. »
En cas de victoire aux municipales, les députés perdront leur fauteuil à l’Assemblée, comme le veut la loi depuis 2014.