Crise du logement en Espagne: le Parlement rejette deux textes, revers cuisant pour Pedro Sanchez

Le Premier ministres espagnol, Pedro Sanchez, s'est vu infliger un camouflet au Parlement, vendredi 2 octobre 2026, avec le rejet de deux textes sur le logement.
Le Premier ministres espagnol, Pedro Sanchez, s’est vu infliger un camouflet au Parlement, vendredi 2 octobre 2026, avec le rejet de deux textes sur le logement. AFP – JAVIER SORIANO

Il a manqué quelques voix seulement à Pedro Sanchez pour obtenir le vote de ces deux décrets-lois qui prévoyaient notamment le gel des expulsions locatives jusqu’en 2023, le gel des loyers pour deux ans et un durcissement des règles pour les locations de courte durée en Espagne. L’enjeu était tel qu’avant le vote, Pedro Sanchez avait mis tout son poids dans la balance.

« Il vous revient de montrer que votre volonté de nuire au gouvernement ne l’emporte pas sur votre souci du bien-être des citoyens. Faites ce qu’il convient de faire, parce que dans le cas contraire, l’histoire vous jugera plus tôt que vous ne pensez et plus durement que vous ne l’imaginez », avait-il martelé dans l’après-midi devant les députés espagnols.

Le discours de Pedro Sanchez aura donc été inutile puisque les deux textes ont été rejetés. Le premier texte a reçu 178 voix contre et 178 pour ; le deuxième texte a été rejeté par 184 voix contre et 166 pour. Les partis d’opposition ont, sans surprise, voté contre. Mais à leurs voix se sont ajoutées celles du parti Junts, la formation catalane, soutien en temps normal de la coalition formée par Pedro Sanchez. Elle a considéré qu’avec ces textes, le gouvernement allait aggraver la crise du logement au lieu de l’apaiser.

La mobilisation va donc se poursuivre, et avec elle, les rumeurs sur des élections anticipées réclamées à cor et à cri par l’opposition de droite et d’extrême droite.