La marche était encore trop haute pour l’équipe de France. Après une première mi-temps dominée par les Bleues, Caitlin Clark et ses coéquipières ont élevé leur niveau de jeu en seconde mi-temps pour renverser le match et finir avec une large avance (97-79).
Pour devenir championnes du monde, il fallait forcément passer par le colosse étasunien, qui n’a plus perdu un match en compétition planétaire (Mondial ou JO) depuis une demi-finale de Coupe du monde en 2006. Les derniers matchs n’étaient donc logiquement pas en faveur des Bleues : la dernière victoire de l’équipe de France contre les États-Unis en compétition officielle remonte à 1971, il y a donc 55 ans. Et la dernière défaite des Bleues était encore dans de nombreux esprits, puisqu’il s’agissait de la finale des Jeux olympiques de Paris 2024. Battre une telle équipe relevait ainsi de l’exploit pour le collectif de Jean-Aimé Toupane.
Dominique Malonga et ses coéquipières ne se sont pas laissées décourager par l’enjeu, et ont fait un excellent début de match, profitant de quelques erreurs d’une Team USA qui a concédé 20 points au premier quart-temps pour la première fois de la compétition (17-20). Caitlin Clark, notamment, a été très imprécise sur ses tirs à trois points, contrairement à Gabby Williams qui a excellé sur le même exercice et sur ses lancers francs. La France a longtemps dominé le second quart-temps, creusant l’écart qui s’était créé lors du premier. Mais les fortes individualités étasuniennes, comme Chelsea Gray ou Jackie Young, leur ont permis de garder la tête hors de l’eau et de ne concéder qu’un léger retard à la mi-temps (43-45).
Changement de rythme en seconde mi-temps
On ne saura peut-être jamais ce que Kara Lawson, l’entraîneuse de la Team USA, a pu dire à ses joueuses dans les vestiaires mais cela a clairement permis de les remettre sur les bons rails. Très vite après l’entame du troisième quart-temps, les Américaines ont égalisé, puis pris une confortable avance. Le manque d’efficacité des Françaises dans la raquette adverse n’a pas aidé à recoller au score.
Certaines individualités qui avaient du mal en début de match, comme Caitlin Clark, ont su montrer un bien meilleur visage. Et une fois que les Américaines ont pris le contrôle du match, elles ne l’ont plus lâché jusqu’à la fin, affichant même à un moment 27 points d’avance.
Gabby Williams et ses coéquipières se contentent donc de l’argent dans ce Mondial. Une médaille historique pour le basket français, mais qui laisse forcément un goût amer.