La journée du 31 janvier avait pourtant débuté par des déclarations offensives du chef de l’armée iranienne, qui a mis en garde Washington contre toute attaque américaine susceptible, selon lui, de mettre en péril la sécurité des États-Unis et d’Israël. Mais le ton est nettement redescendu d’un cran dans la soirée.
Ouverture diplomatique affichée à Téhéran
Alors que les tractions diplomatiques se sont accélérées samedi, la situation dans la capitale iranienne est plutôt calme ce 1er février mais on sent une certaine fébrilité, écrit notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Toutefois, Il n’y a pas de panique ou de ruées vers les magasins pour faire des provisions en prévision d’une attaque américaine.
Le président Pezeshkian a appelé son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, affirmant que Téhéran ne cherchait pas la guerre, qui ne sera ni dans l’intérêt de l’Iran, ni des États-Unis ni de la région. « Le règlement des différends par la diplomatie a toujours été prioritaire sur la guerre », a ainsi déclaré le président iranien Massoud Pezeshkian, lors de cet entretien.
L’Égypte fait partie des pays qui avec la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar ou encore les Emirats et Oman, tentent jouer les médiateurs pour éviter une escalade et une attaque américaine contre l’Iran qui pourrait déstabiliser le pays mais aussi la région.
Ces propos sont intervenus après ceux d’Ali Larijani, secrétaire de la plus haute instance de sécurité en Iran. En écho aux déclarations de Donald Trump, il a évoqué des « progrès » en vue de « négociations ».
Autre signal de cette volonté affichée de dialogue : Larijani s’est entretenu à Téhéran avec le chef de la diplomatie du Qatar, pays connu pour son rôle de médiateur dans les crises régionales.
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Menaces maintenues et démonstration de force militaire
Malgré ces signaux d’ouverture, Téhéran maintient un discours dissuasif et garde le « doigt sur la gâchette », selon l’expression employée à plusieurs reprises ces derniers jours. Les autorités iraniennes réitèrent leurs menaces à l’encontre des « nombreuses » bases américaines dans la région à portée de missiles iraniens.
Dans le même temps, la République islamique a annoncé le début, ce dimanche 1 février, de manœuvres navales dans la région du détroit d’Ormuz, avec pour objectif affiché de démontrer que les forces américaines ne pourront pas encercler l’Iran.