Reconstruction de Gaza, force de stabilisation… Ce qu’il faut retenir du premier «Conseil de la Paix»

Le président américain Donald Trump lors de la première réunion de son «Conseil de la Paix» à Washington, le 19 février 2026.
Le président américain Donald Trump lors de la première réunion de son «Conseil de la Paix» à Washington, le 19 février 2026.REUTERS – Kevin Lamarque

Une bande-son parfois étonnante a accompagné les dirigeants venus participer à ce premier « Conseil de la Paix ». Elle était composée des tubes préférés du président américain. Le décor a parfois donné à cette première réunion des airs de meeting de campagne électorale – des casquettes rouges du mouvement MAGA avait d’ailleurs été distribuées à certains des participants. Donald Trump, lui, s’est lancé, comme son habitude, dans un long discours improvisé et dédié à sa propre gloire :

« Le  »Conseil de la Paix » est l’une des choses les plus importantes et les plus significatives à laquelle j’ai été associé. Nous avons été impliqués dans beaucoup de choses. Avec les gens qui sont ici, nous avons collaboré à mettre fin à la guerre dans leur pays. Certaines d’entre elles duraient depuis 32, 34, 37 années… C’est long, et nous avons mis fin à ces guerres en quelques jours. Mais nous avons d’autres tâches à accomplir et nous y travaillons. Je pense que ce  »Conseil de la Paix » est très important. En termes de pouvoir et de prestige, rien ne lui est comparable ! Tous les grands leaders du monde sont présents, et ceux qui ne le sont pas encore le seront bientôt ! »

L’Indonésie au commandement de la force de stabilisation avec les États-Unis

Le milliardaire conservateur américain a bien remarqué qu’il manquait de nombreux dirigeants importants à ce premier « Conseil de la Paix ». Car son initiative ne fait pas l’unanimité dans le monde. Ce jeudi, étaient présents pour l’essentiel des dirigeants proches idéologiquement de Donald Trump, comme le président argentin Javier Milei ou le Premier ministre hongrois Viktor Orban, visiblement ravis d’être là. Des pays du Moyen-Orient concernés par l’avenir de Gaza étaient aussi au rendez-vous, ainsi que des pays qui souhaitent visiblement s’attirer les bonnes grâces du président américain.

Dans leur grande majorité, les alliés majeurs et les rivaux des États-Unis ont préféré botter en touche et ne pas rejoindre comme membres fondateurs ce « Conseil de la Paix ». Certains sont venus en simples observateurs, comme l’Italie ou l’Allemagne. D’autres, comme la France, sont restés à l’écart. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a ainsi critiqué, dans un message posté sur le réseau social X, la présence d’une représentante de la Commission européenne ; celle-ci « n’aurait jamais dû assister » à cette réunion, selon lui.

Le « Conseil de la Paix » a tout de même été l’occasion d’annonces importantes sur Gaza, entre une promesse de financement de plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction et l’annonce par le général Jasper Jeffers que l’Indonésie assumerait le rôle de commandant-adjoint de la force de stabilisation. Quatre autres pays se sont d’ores et déjà engagés à fournir des troupes : le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie. L’Indonésie, quant à elle, s’est dite prête à fournir 8 000 soldats sur une force qui pourrait en compter jusqu’à 20 000 au total.

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