France: une attaque au couteau dans un parc d’Annecy, des enfants blessés

« La Nation est sous le choc », a déclaré le président français sur Twitter. « Nos pensées les accompagnent ainsi que leurs familles et les secours mobilisés », a ajouté Emmanuel Macron.

L’homme, armé d’un couteau, s’est attaqué vers 9h45 (7h45 TU) à des enfants, âgés de 22 à 36 mois, qui étaient dans un parc près du lac d’Annecy. Trois des victimes ont un pronostic vital engagé, selon une source proche du dossier à l’AFP. Parmi les enfants blessés figurent un Britannique et un Allemand.

Aussitôt, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a posté un tweet : « Plusieurs personnes dont des enfants ont été blessées par un individu armé d’un couteau dans un square à Annecy. L’individu a été interpellé grâce à l’intervention très rapide des forces de l’ordre. »

L’agresseur, né en 1991, de nationalité syrienne, est inconnu des fichiers de police, a rapporté une source policière, précisant qu’il avait vécu dix ans en Suède et qu’il bénéficie du statut de réfugié. L’assaillant a dit à deux reprises en anglais lors de l’attaque «au nom de Jésus Christ », peut-on entendre dans une vidéo consultée par l’AFP et confirmée de source proche du dossier. L’assaillant, qui portait une croix chrétienne quand il a été interpellé, s’était présenté comme un «chrétien de Syrie » lors de sa demande d’asile à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) le 28 novembre 2022.

« Aucun mobile terroriste apparent » n’a pour l’instant été retenu dans l’enquête, a déclaré la procureure d’Annecy, Line Bonnet-Mathis lors d’une conférence de presse. « En l’état, il n’y a pas d’éléments qui pourraient nous laisser entendre qu’il y a une motivation terroriste», a indiqué la magistrate, précisant que l’enquête était ouverte pour tentative d’assassinats.

La Première ministre s’est rendue sur place accompagnée du ministre de l’Intérieur. « Nous sommes bouleversés par cet acte odieux, inqualifiable », a déclaré la cheffe du gouvernement à la presse devant la préfecture de Haute-Savoie, à quelques centaines de mètres du lieu de l’agression. « L’enquête permettra de préciser à la fois le parcours, le profil de cet assaillant et naturellement toute la lumière devra être faite. Mais aujourd’hui, c’est le temps de l’émotion, et nous sommes ici avec le ministre de l’Intérieur aux côtés des habitants d’Annecy pour exprimer tout le soutien et toute la solidarité de la nation », a également déclaré la Première ministre. Élisabeth Borne s’est ensuite entretenue avec le maire d’Annecy, François Astorg.

Le ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin et la Première ministre, Élisabeth Borne quittant la préfecture de Haute-Savoie après l'attaque au couteau dans un parc d'Annecy.
Le ministère de l’Intérieur, Gérald Darmanin et la Première ministre, Élisabeth Borne quittant la préfecture de Haute-Savoie après l’attaque au couteau dans un parc d’Annecy. AFP – OLIVIER CHASSIGNOLE

Les abords du parc ont été bouclés par un important dispositif policier. L’attaque a semé l’effroi dans cette ville d’eau habituellement très calme. Selon le quotidien Dauphiné libéré, les victimes ont été transférées au centre hospitalier Annecy Genevois et les témoins ont été acheminés dans un bâtiment proche des lieux du drame, dont les abords ont été bouclés par un important dispositif policier.

 

Députés et membres du gouvernement ont observé jeudi une minute de silence à l‘Assemblée nationale après cette attaque. La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a invité à cette minute de silence « pour eux, pour leurs familles », après cette « attaque gravissime ». La Première ministre, Élisabeth Borne, va se rendre sur place, a annoncé Matignon à l’AFP.

Réactions en chaîne

L’ensemble de la classe politique a immédiatement réagi. « L’effroi nous saisit tous », a tweeté la présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée, Aurore Bergé, tandis qu’Éric Ciotti (LR) faisait état d’une « immense émotion et grande colère ! ». « L’enquête déterminera les conditions, mais il semble que l’auteur ait le même profil que l’on retrouve souvent dans ces attaques. Il faudra en tirer toutes les conséquences sans naïveté, avec force et en lucidité », a-t-il complété à l’Assemblée.

« Comment est-ce possible ? Attaquer des petits ! Les frapper avec un couteau ! Notre cœur est en miettes à devoir le vivre », a abondé de son côté Jean-Luc Mélenchon. « L’horreur. Émotion et colère », a écrit le patron des députés socialistes, Boris Vallaud, sur le même réseau social. « Effroi et horreur », a réagi de son côté Marine Le Pen.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes où les faits se sont déroulés, Laurent Wauquiez (LR), a dénoncé de son côté « l’horreur, encore ». « Cette attaque sur des enfants est le sommet de l’abomination », a-t-il ajouté, remerciant les « policiers pour le courage dont ils ont fait preuve en interpellant l’assaillant ».

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