Le «Financial Times» affirme que l’Iran a utilisé un satellite espion chinois, Pékin dément

La base aérienne américaine de Prince Sultan en Arabie saoudite, le 20 février 2020. (Image d'illustration)
La base aérienne américaine de Prince Sultan en Arabie saoudite, le 20 février 2020. (Image d’illustration)© AP – Andrew Caballero-Reynolds

Le 27 mars 2026, la précision de la frappe sur la base aérienne de Prince Sultan, en Arabie saoudite, avait été l’un des grands succès militaires de Téhéran contre les États-Unis. Six missiles balistiques et 29 drones avaient endommagé plusieurs avions ravitailleurs et détruit un avion de guet aérien Awacs. Un appareil rare et véritablement stratégique, puisque son puissant radar associé à son système de commandement embarqué permet de coordonner les campagnes aériennes.

Et cette frappe ne devait rien au hasard, indique le Financial Times. Les forces iraniennes, révèle-t-il, ont utilisé un satellite chinois pour surveiller les principaux sites militaires américains dans les pays du Golfe et parfaire leur ciblage, s’appuyant sur des listes de coordonnées horodatées, des images ⁠satellites et des analyses orbitales. Les images ont été captées en mars, avant et après des frappes de drones et de missiles contre ces sites, selon le quotidien britannique.

Un satellite chinois acquis par la force aérospatiale des Gardiens de la révolution

Le satellite en question est le TEE-01B, construit et mis en orbite par la société chinoise Earth Eye Co. Il a été acquis par la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution et exploité par une société de données basée à Pékin, selon le Financial Times, qui cite des documents militaires iraniens. Le satellite a capturé des images de la base de Prince Sultan les 13, 14 et 15 mars, précise le journal. Le 14 mars, Donald Trump a notamment confirmé que des avions américains stationnés sur la base ⁠avaient été touchés par des frappes.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a vivement démenti l’information avancée par le quotidien britannique. « Ces derniers temps, certaines forces se sont employées à fabriquer de toutes pièces des rumeurs et à les associer de manière malveillante à la Chine », ‌a déclaré le ministère dans un communiqué adressé à l’agence de presse Reuters. « La Chine s’oppose fermement à ce genre de pratiques motivées par des arrière-pensées », ajoute-t-il.

Le Pentagone n’a pas commenté, et seul le président américain a récemment laissé entendre que la Chine serait confrontée à de « gros problèmes » si elle fournissait du renseignement spatial à l’Iran.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *