« Ça, c’est le devant de ma maison avec des lagerstroemias, des beaux arbres, un arbre à papillon… J’ai essayé d’agrémenter avec des belles plantes. Et tout a cramé. » Matthieu Plessis regarde avec désespoir les photos de ce qui était sa maison familiale.
Resté pour aider les pompiers, il a dû évacuer au milieu des flammes. À son retour le 25 juillet, il a découvert son logement entièrement calciné. « On ne reconstruira jamais la maison à l’identique. Elle date de 1910, ma grand-mère est née dedans, raconte-t-il. On espère vraiment que les assurances vont jouer le jeu. »
En perdant sa maison, il a aussi vu s’envoler son entreprise de construction de vélos électriques : « Au niveau de l’entreprise, ça va être compliqué étant donné que tous les touristes sont partis, explique Matthieu Plessis. Les entreprises professionnelles qui louent des vélos sont fermées. Sans parler que je n’ai plus d’atelier parce que tout a brûlé. »
Mobilisé pour préserver ce qu’il reste à sauver
Le quadragénaire continue de se mobiliser en organisant l’aide citoyenne, notamment au barrage à l’entrée de la ville. Hors de question de partir après avoir tout perdu. « On ne sait plus quel jour on est. Tous les jours jusqu’à 4h du matin, je fais la sécurité du village. On essaie de s’occuper l’esprit à préserver ce qui reste à ceux qui ont encore leurs affaires. »
Il appelle les grandes entreprises d’ameublement et d’électroménager à faire un geste en faveur des nombreux sinistrés du Porge. Il s’agit de la commune la plus touchée par les flammes qui continuent de dévaster le Sud-Ouest.