Divisé, le Parti socialiste est pourtant un acteur clé dans les discussions budgétaires à l’Assemblée

 

Olivier Faure a avertit que le PS pourrait «éventuellement» voter une motion de censure en cas d'échec dans les négociations sur le budget.
Olivier Faure a avertit que le PS pourrait «éventuellement» voter une motion de censure en cas d’échec dans les négociations sur le budget.© Alain JOCARD / AFP

« Moi, je ne suis pas François Hollande, vous l’avez remarqué », s’agace Olivier Faure. Quelques heures plus tôt, l’ancien président socialiste a remis en cause la stratégie du PS d’exiger du gouvernement de renoncer à tout passage en force sur le budget. « Les écologistes ne veulent même pas s’abstenir sur le budget. LFI, le Rassemblement national, veulent voter contre. Donc à partir de là, il y a une procédure qui s’appelle le 49-3. La seule procédure qui permet démocratiquement de faire adopter le budget », affirme François Hollande. 

Une solution inacceptable pour Olivier Faure: « Je trouve ça absurde que l’opposition appelle à un 49-3. Rappelez-vous de ce qu’est le 49-3. C’est la possibilité pour un gouvernement de faire adopter sans vote une disposition. »

Car pour le patron du PS, l’urgent c’est d’attendre. Pas question de valider un recours au 49-3 avant même de reprendre les négociations, quand bien même celui-ci s’annonce inévitable. Une nouvelle réunion est prévue lundi à Bercy pour tenter d’aboutir à un compromis, avant le retour du budget en séance à l’Assemblée mardi. Le PS cherche donc à rester menaçant en maintenant la pression sur le gouvernement.

Vote des motions de censure mercredi

« Si la copie est passable, nous nous abstiendrons. Si la copie est mauvaise, nous voterons éventuellement une motion de censure », avertit le premier secrétaire du parti socialiste.

Une certaine nervosité s’est emparée de l’exécutif avec le dépôt de deux motions de censure par le Rassemblement national et La France insoumise (LFI), après la mise en minorité de la France en Europe sur l’accord Mercosur. Jusqu’à agiter la menace d’une dissolution et de législatives concomitantes aux élections municipales en cas de chute du gouvernement.

À lire aussiFrance: l’exécutif agite le spectre de législatives anticipées aux dates des municipales de mars

Le « chef d’orchestre » Olivier Faure veut donc continuer à dicter le tempo. Pas question de suivre la partition du Rassemblement national et des Insoumis souhaitant faire chuter le gouvernement dès mercredi, ni celle de François Hollande. La « mélodie » du budget façon Faure doit se jouer jusqu’au bout. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *