C’est un phénomène très concret : la crise au Moyen-Orient, en cours depuis le 28 février, agit comme un déclencheur immédiat d’achat de voitures électriques en France. Et c’est le marché de l’occasion qui tire le mieux son épingle du jeu.
« La demande pour les voitures électriques a littéralement explosé : +160 % en un mois, explique Guillaume-Henri Blanchet, directeur général de la Centrale, premier site d’achat et de vente de véhicules d’occasion. Il y a des nouveaux acheteurs de véhicules électriques qui ne considéraient pas cet achat avant l’explosion des prix à la pompe. »
Un véhicule électrique de seconde main coûte aujourd’hui le même prix qu’un véhicule thermique d’occasion. Et contrairement à 2022 et à la flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Ukraine, il existe désormais une alternative, car les véhicules électriques se sont répandus en France. Et la tendance devrait se confirmer.
« Cette crise va laisser des marques »
« Quelle que soit l’évolution de la situation géopolitique, cette crise va laisser des marques. Parce que la mobilité est le deuxième poste de dépenses des ménages et parce que c’est indispensable. Lorsqu’on fait un plein à disons 150 euros, je pense que vous vous en souvenez lorsqu’à côté, vous savez que vous pouvez recharger votre voiture électrique à la maison pour une vingtaine ou une trentaine d’euros », ajoute-t-il.
Et preuve que la crise au Moyen-Orient modifie radicalement le comportement des Français en matière de mobilité : les recherches de voitures hybrides, elles, n’ont connu qu’une petite augmentation depuis fin février.