On ne sait pas si Donald Trump passera un coup de fil à son ami et président de la Fifa Gianni Infantino, mais on serait curieux de savoir de quoi il pourrait bien se plaindre après l’élimination des États-Unis par la Belgique (4-1). De la taille du double buteur Charles De Ketelaere (1,93 m), qui a dominé dans les airs les défenseurs américains ? Ou de l’insolente maîtrise collective des Diables rouges qui ont renvoyé Balogun et ses amis à leurs chères études ?
La Belgique s’est avancée dans cette partie avec, certainement, le sentiment d’une injustice sur la présence de Balogun sur la pelouse, mais également une envie de mieux démarrer enfin ses rencontres, comme le promettait son sélectionneur Rudy Garcia à la veille du match.
Et les Belges ont joint le geste à la parole de leur coach. Il n’a fallu que 50 secondes, en effet, à Castagne pour obliger Matt Freese à éviter la climatisation d’entrée en allant chercher le ballon dans sa lucarne.
La Belgique a décidé de mettre le feu dans ces premières minutes, et les Américains cèdent rapidement sur un but de Charles De Ketelaere, qui prolonge une frappe de Nicolas Raskin devant une défense apathique (9e). L’entame idéale ! Les Belges ont la maîtrise du ballon face aux hommes de Pochettino, qui n’arrivent pas à exercer leur pressing habituel.
Balogun impuissant
Mais le premier coup dur va profiter aux Américains avec la sortie sur blessure d’Amadou Onana (17e). Moins d’un quart d’heure plus tard, son remplaçant Hans Vanaken va dévier le ballon qui offre l’égalisation aux États-Unis (31e). Pas de quoi faire douter l’équipe de Garcia, qui reprend l’avantage deux minutes plus tard avec Charles De Ketelaere, profitant d’un centre de Trossard pour catapulter de la tête le ballon dans les buts de Freese (33e).
La Belgique domine et se met dans un fauteuil avec 11 tirs en première période, dont cinq cadrés. Team USA est dominée comme jamais. Et Folarin Balogun dans tout ça ? L’attaquant de Monaco est à l’origine du coup franc qui permet à son équipe d’égaliser. Il se procure également une belle occasion dans la surface de réparation sur corner, mais sa reprise passe au-dessus de la cage de Thibaut Courtois (45e). Il manquera également un face-à-face devant Courtois qui aurait pu relancer son équipe (81e). Un maigre bilan pour celui qui devait porter le costume de Captain America.
Des Belges libérés ?
Miraculés en 16es de finale face au Sénégal, les Belges donnent l’impression de jouer ce match délestés de toute pression. Sérénité et audace transpirent dans les rangs belges, et cela se matérialise par le but plein de culot, sinon de relâchement, de Hans Vanaken, qui profite d’une énorme bourde du gardien Freese, déserteur de son but, pour enfoncer le clou et permettre aux Belges de faire le break (57e).
L’élimination du troisième pays coorganisateur commence à sentir à plein nez, et les supporters ont dû se dire que les carottes étaient cuites en voyant l’entrée conjuguée de Romelu Lukaku et Jérémy Doku (67e). Le premier va ainsi se faire un plaisir de terminer le travail en inscrivant le quatrième but dans les arrêts de jeu (94e).
La Belgique impériale, revenue de l’enfer en 16es, arrive libérée et sans pression en quarts de finale. L’Espagne est prévenue.